Interview de Danièle Peralez, Coach en Développement personnel

Danièle PeralezDanièle Péralez est Coach en Développement personnel, Praticienne en Connaissance de soi, Auteure du blog enrichissezvotrevie.com. Elle a gentiment répondu à mon invitation et accepté de se prêter, avec spontanéité et authenticité, au jeu de l’interview Le corps vu par des professionnels 

Merci à elle de ce partage 🙂

 Bonjour Danièle, quelle activité exercez-vous ?

Même si le mot n’est pas celui que je préfère, je suis coach en développement personnel ; je me définis en fait comme une personne qui accompagne des femmes mais ce peut être aussi des hommes, à cheminer vers la Connaissance de Soi élargie aux plans physique, émotionnel, mental et spirituel, dans une recherche de bien-être et de bonheur durables.  Je suis également et depuis peu praticienne en Reiki.

 Quel rôle a joué le corps dans le choix de votre activité ?

Je ne dirai pas que mon corps ait joué un rôle dans le choix de mon activité, mais que c’est plutôt mon activité qui m’a amenée à développer un tout autre rapport à mon corps.

Jusqu’à il y a  peu encore, je le voyais comme une enveloppe charnelle dont je veillais à prendre soin et avec lequel j’entretenais une relation cordiale et affective sans plus. Je le remerciais de me permettre de faire tout ce que je voulais ou presque, et de me procurer au niveau sensoriel de beaux moments de plaisir.  

C’est en pratiquant  le yoga et la méditation que ma relation a changé. J’ai commencé à ouvrir ma conscience à ce qui se passait à l’intérieur de mon corps ; j’y ai découvert un monde plein de vie et de mystère. Quand l’esprit se calme et que l’ensemble de mes muscles sont détendus, j’entre en contact avec l’énergie qui circule en moi, je perçois le moindre picotement, le moindre frisson, la moindre tension ou crispation qui résiste, toute sensation de chaleur ou de froid.

Lors de méditations avec visualisation de certaines parties de nos organes (comme dans le programme Femmes Lumière d’Aurélia Dabon pour l’utérus ou le yoni), ma conscience se place dans l’organe et je me mets à l’écoute de ce que je ressens. J’ai dû au début m’aider de quelques planches de dessins pour combler mes lacunes sur l’anatomie du corps humain.

Et puis plus récemment il y a eu ma rencontre avec le Reiki auquel je me suis formée et qui m’a ouverte à la canalisation de l’Energie universelle et à sa transmission dans le cadre de soins. Cette pratique soutient cette présence à soi.  Cette conscience me renseigne sur l’état émotionnel que je vis au moment présent. C’est un formidable moyen pour harmoniser l’énergie et libérer ce qui fait obstacles à sa bonne circulation à l’intérieur de notre corps. La pratique du Reiki agit au niveau physique, émotionnel et mental.
Finalement j’associe le Reiki à une méditation, puisqu’il s’agit pour le praticien de faire le vide en lui pour permettre à l’Energie de circuler avec fluidité, tout en restant à l’écoute de ce que perçoivent ses mains au contact du consultant.
C’est un outil  que j’utilise seul ou en complément d’un coaching individuel.

Quelle est la place du corps dans votre pratique ?

Dans mon accompagnement, je propose à la personne de toujours prendre un temps de relaxation, de centrage sur soi par la respiration, et si la personne est plus ouverte je l’invite à méditer quelques instants avant de faire un exercice, ou de répondre à des questions ; de ressentir dans le corps, de se connecter au cœur et d’écouter ses messages. Ceci afin que le mental lâche et que les réponses viennent du plus profond de son Être.

Le plus difficile est d’amener les personnes à avancer vers la Connaissance de Soi en se laissant guider par le cœur et nom par le mental.

J’invite aussi les personnes à pratiquer aussi souvent qu’elles le peuvent une activité physique quelle qu’elle soit ; c’est une autre façon de faire circuler l’énergie, d’activer l’ocytocine et l’endorphine, d’associer plaisir et détente pour lâcher le mental. Je pratique moi-même le Pilates, Yoga, Gym, Spining, marche et natation dès que la température de l’eau affiche 22° !

Dernière préconisation, j’invite les personnes à prendre soin de de la façon dont elles se nourrissent. Je suis anti régime (celui de mon enfance m’a guérie à tout jamais !), anti radicalisation sous une forme ou une autre. Il y a quelques principes simples et éprouvés que personnellement j’applique dans la façon de m’alimenter, il y a bien sûr le choix des aliments et leurs qualités nutritives et énergétiques, les horaires, la mastication, l’état émotionnel au moment des repas. Mais je ne suis pas nutritionniste, je fais avec mon bon sens. Au cours de ces dernières années j’ai appris à faire la différence entre « je mange », « je nourris mon corps »  et « je me fais plaisir ». Je navigue entre les 3 et cela me va bien ! Dans ce domaine aussi il faut apprendre à écouter notre corps et à se faire confiance.

Quel rapport entretiennent vos clients avec leur corps ?

Cela dépend de l’âge et du sexe. Mais d’une façon générale le rapport au corps se limite souvent à l’image extérieure que l’on a de soi ou que les autres nous renvoient au travers de leurs remarques « Tu as l’air en forme, triste, fatigué. Tu as maigri/grossi. Tu es très en beauté. Tu as changé de coupe/de couleur. Ce pantalon te va bien…… »

La notion de performance physique est aussi présente chez certains ; le corps dans ce cas est perçu comme une machine qui doit produire ! Quoi ????

Beaucoup de personnes sont étonnées lorsqu’on leur dit de prendre conscience de leur respiration, de leurs muscles, de leurs organes ; au début ils ne savent pas comment faire.  C’est curieux de voir à quel point on peut tout ignorer de la maison que l’on habite !

Certains ont pour des raisons spécifiques une relation à leur corps plus ou moins difficile, cela dépend de l’histoire de chacun, de comment la relation au corps a été vécue au sein de la famille, puis à l’adolescence, et bien sûr de la relation que la personne entretient entre corps et sexualité.

Quelles clés votre pratique apporte-t-elle concernant le rapport au corps ?

Quand on a dépassé la croyance que prendre soin de son corps physique, aller à sa découverte, l’explorer, l’écouter  fait de vous une personne narcissique, on peut alors se laisser aller à découvrir son corps, à l’accepter tel qu’il est, à le respecter, à l’aimer. Il est notre bien le plus précieux, sans lui nous ne serions pas des êtres incarnés. Cette prise de conscience est importante car elle est une porte d’entrée vers le Je Suis.

Ce travail de réconciliation avec le corps est parfois nécessaire en tout début d’un accompagnement, car il est rare qu’une personne qui n’aime pas l’image que son corps lui renvoie, se sente en harmonie avec l’extérieur.

Apprendre à se libérer des diktats qui sans cessent nous poussent à nous comparer aux autres.

Amener à prendre conscience que la Lumière ne vient pas de l’extérieur mais de l’intérieur, de qui nous sommes, et c’est de nous qu’elle émane. Plus nous brillons intérieurement, plus cela se voit de l’extérieur (le regard vif et pétillant, le sourire, le teint de la peau, la démarche, le port de tête, la silhouette qui se modifie, les douleurs qui vous quittent….)

Quel message avez-vous envie de transmettre ?

Prenez soin de vous de l’intérieur comme de l’extérieur. Voyez votre corps comme un bijou, une pierre  précieuse ; la promesse est dans l’écrin, la préciosité est à l’intérieur.

Vous pouvez aussi le voir comme un véhicule. Une voiture peut avoir une ligne magnifique et briller de tous ses feux, si intérieurement la mécanique  ne suit pas, elle ne vous mènera pas bien loin, et ne tiendra pas toutes ses promesses. A l’inverse si le moteur fonctionne bien, mais que vous ne savez pas le mettre en valeur, il ne donnera pas trop envie que l’on s’approche de lui.

Nous sommes constitué d’un tout : un corps, un esprit, une âme ; nous avons à prendre soin de l’ensemble pour nous sentir en harmonie avec nous-même. 

Qu’avez-vous envie de partager de votre rapport à votre corps aujourd’hui ? Qu’avez-vous envie de partager de votre rapport à votre corps plus jeune ? Qu’avez-vous envie de partager de votre chemin dans la relation à votre corps ?

Je réponds conjointement à ces 3  questions qui pour moi forment un tout.

Bébé et enfant j’étais mignonne, si  j’en crois les photos !  Puis tout s’est gâté !

  • mes plantes de pieds étant insuffisamment formées, j’ai dû porter des semelles orthopédiques donc des bottillons … y compris l’été !
  • myope, je portais des lunettes !!
  • un défaut de prononciation (zeuzotement) m’obligeait à réfléchir en classe avant de lever la main pour voir combien de « s » j’avais à prononcer dans ma phrase !!!
  • une petite bosse sur le nez (merci Papa !) me faisait détester mon profil !!!!
  • vers l’âge de 7/8 ans j’ai commencé à prendre du poids (naissance de ma sœur !), à 10 ans j’avais 8 kg de trop et je commençais un régime sous contrôle médical !!!! 

Je continue ou je m’arrête ? !!!!!  J’espère que vous avez bien ri !

Au fil des années bien sûr les « handicaps » car c’est bien ainsi que je les ai vécus (beaucoup de rejet de la part des autres et de moqueries) se sont effacés ou ont été corrigés. Mais je ne peux pas dire que j’aimais mon corps ni l’image qu’il me renvoyait.

D’où une adolescente qu’il me tardera de traverser,  tant je m’éclate !!

Je ne pouvais pas ni plaire ni être aimée puisque je ne me plaisais pas à moi-même et je ne m’aimais pas. On n’attire à soi que ce que l’on émane. Quelques flirts  ont tout de même atténué ce sentiment profond de solitude ! 

Et puis il y a eu la rencontre de mon futur-ex-mari et la maternité (vécue un peu difficilement) qui ont fait de moi une femme qui à l’âge de 35 ans a enfin commencé à se trouver un peu de charme !  Pour autant même si je n’étais pas dans une relation d’amour avec mon corps et mon image, j’ai toujours pris soin de moi, et cela ne m’a jamais bridée dans ma sexualité.

A l’âge de 45 ans je suis ménopausée du jour au lendemain, sans préavis !  Hormis les bouffées de chaleur dont je finissais par m’amuser, c’est une étape que j’ai traversée sans gêne particulière. Les premiers temps je me suis demandé comment mon corps allait réagir, se modifier;  je me suis questionnée sur les effets sur ma sexualité mais sans me prendre la tête, j’ai opté pour ne prendre aucun traitement de substitution et de laisser faire dame nature ; finalement cette étape est passée sans provoquer de dommages ni corporels ni émotionnels.

Aujourd’hui à 52 ans je me sens bien dans mon corps, il reflète plutôt bien qui je suis, je me suis réconciliée avec mon image ; il m’arrive même lorsque je me regarde dans un miroir, de me sourire, de me trouver (selon les jours) finalement pas trop mal,  et de m’adresser un grand Je t’aime !

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